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Julio - fleurdevasion.com, le 17 Janvier 2008

ESCLAVE 2000

Qu'est ce que l'esclavage moderne?

Fleurdevasion.com a pour ligne directrice le tourisme solidaire et l'écotourisme, comment ne pouvais-je... pardon comment ne devais-je pas écrire un article sur l'esclavage moderne?

Ainsi lors de mes recherches je suis tombé sur une chanson qui à elle seule pourrait résumé l'Esclavage moderne. Il s'agit de la chanson "Esclave 2000" (Assassin). En effet cette chanson dénonce très bien ce problème. C'est la raison pour laquelle cette chanson sera alors le fil conducteur de l'article.

Chaque références de la chanson seront illustrés par des images, des explications, ou des articles de presse. Les curieux devront alors cliquer sur les paroles.
Le vidéo-clip de la chanson d'Assassin se situe juste après les paroles.
Tout à la fin se trouve une petite bibliographie que vous pouvez d'ailleurs alimenter en m'envoyant les references de vos lectures par mail.


Mais avant tout je voudrais rappeler l'article n°23 de la déclaration universelle des droits de l'Homme
:

"Quiconque travaille a droit à une rémunération équitable lui assurant ainsi qu'à sa famille une existence conforme à la dignité humaine."

Bonne lecture

-----------------------------

Voila les paroles de la chanson en question :

Je ne veux pas faire de politique,

Ma mission est artistique...

 

Si je te dis

Qu'il y a encore des esclaves aujourd'hui

Sur cette Terre et peut-être même dans ton pays

Des personnes qui ont le droit de vie ou de mort sur d'autres

Autrement dit droit de propriété sur autrui.

 

Historique: 1769

Abolition de l'esclavage en Pennsylvanie

C'est dit, c'est écrit

Pourtant Iqbal Massih

Ne l'a pas vécu ainsi.

Vendu à l'âge de 4 ans

Par ses parents

Au Pakistan

Il avait réussi à s'affranchir de sa condition d'enfant esclave

Et milité pour les enfants

Pour le droit des enfants

Contre l'exploitation des enfants.

Le 20 avril 95

Il fut assassiné à l'âge de 12 ans

Quoi, t'es surpris, là ?

Tu ne savais pas ça ?

On ne t'a pas dit que beaucoup de jeunes filles au Bangladesh sont destinées

A des bordels indiens et pakistanais?

On ne t'a pas dit que les jeunes garçons au Bangladesh ont aussi leur destinée?

Dans les pays du Golfe pour les courses de chameaux ils ont besoin de jockeys...

Des femmes, des hommes, des enfants sont exploités

Punis, torturés et mis à mort en toute impunité

Et persiste l'esclavage de castes en Mauritanie

Va vérifier par toi même si tu ne crois pas en ce que je dis!

Au Soudan le gouvernement islamiste du Nord à réduit

30 000 chrétiens animistes en esclavage de guerre aussi

L'esclavage pour dette est en vigueur dans toute l'Asie

Gangrène aussi l'Amérique Latine, Guatemala, Brésil et Colombie

 

Réveillez-vous ce n'est pas qu'une chanson

Esclave 2000 relève de la prise de position

Réveillez-vous ce n'est pas qu'une chanson

Esclave 2000 relève de ta prise de position

 

{Refrain:}

Esclave 2000 sont les enfants qu'on prostitue

Esclave 2000 sont les petites bonnes aux visages perdus

Esclave 2000 sont les cris qu'on entend plus

Etouffés par des lois qui cautionnent ce genre d'abus

Esclave 2000 c'est derrière les ambassades

Esclave 2000 c'est derrière les palissades

Esclave 2000 n'est pas une fiction

Des millions de concernés derrière des maisons

 

On n'oublie pas que beaucoup de fortunes aujourd'hui fort respectables

Ont été montées à Bordeaux ou à Nantes sur la traîte des esclaves

Tu me diras "C'est le passé"

Mais le passé se répercute

Et aujourd'hui l'esclave n'est pas qu'enchaîné derrière une hutte

Même la justice française reste aveuglée

Vas-y ressors du tiroir le dossier de Véronique Akobé!

L'esclavage moderne n'est pas reconnu par l'UNICEF!

L'esclavage moderne n'est pas reconnu par l'UNESCO!

Sur le sujet, langue de bois

Il vaut mieux pas

S'attirer la foudre d'une bonne cinquantaine d'états

Membres des Nations Unies

De toute façon le sujet n'intéresse ni

Amnesty

Ni la fondation de France ni

France Liberté de Madame Mitterrand

Anti Slavery, la seule assos qui va de l'avant

Sur le sujet "big up" !

Obligé de la représenter

Pour qu'ils sachent que dans le HipHop, il y a des gens concernés !

 

{au Refrain}

 

Hey BBoy, BGirl

Tu kiffes Adidas ?

Reebok, Nike, tu kiffes aç ?

Le salaire annuel cumulé des 6500 employés

Travaillant pour Nike en Thailande et en Corée du sud

Equivaut à la moitié de ce que gagnaient les 13 membres

Du directoire de la firme, dont j'affirme

Qu'une paire de chaussure vendue 400 francs

Peut avoir généré un salaire de 70 centimes seulement

C'est ouf, non ? C'est ouf, non ?

As-tu déjà entendu parler de Harry Wu ? - Qui?

En tout cas la marque de jeans Levi's

A résilié 150 contrats d'un coup

Avec la Chine ils n'avaient pas vu le vice

Tout était fabriqué par des prisonniers politiques

Lis les livres de Harry, tu verras, il te l'explique !

Donc à mon tour je m'implique

Comme Dominique Torres

Respect à cette sœur grâce à laquelle on progresse !

On veut que tous les esclaves redeviennent des princes et des princesses

Et pour ça il ne faut pas faire preuve de faiblesse !

 

{au Refrain, x2}

 

Le clip d'esclave 2000

 

Explications:

Dès 1769, les sociétés Quakers de Nouvelle-Angleterre s'interdisent toutes pratiques esclavagistes. L'esclavage est aboli en 1777 dans le Vermont.

Pourtant, lorsque la Constitution américaine entre en vigueur le 4 mars 1789, elle consacre l'esclavage pratiqué dans un grand nombre d'États, notamment du Sud. L'une de ses dispositions permet aux propriétaires d'esclaves de calculer le nombre de suffrages à partir de l'équation : 1 noir = 3/5 d'un blanc !

L'abolition officielle de la traite des noirs date de 1807 pour les États-Unis et l'Angleterre et du congrès de Vienne de 1815 pour les autres puissances européennes.
Voir les dates importantes de l'esclavages

Un quaker est membre d'un mouvement religieux connu sous le nom de Société religieuse des Amis ou simplement Société des Amis. Ce mouvement est un courant du réveil du protestantisme anglo-saxon aux XVIIe et XVIIIe siècles.

Contre les anglicans attachés au dogme et les puritains à la lettre de l'Écriture, George Fox (1624-1691) se fit l'apôtre de la lumière intérieure. Dans les réunions, celle-ci se manifestait par des discours improvisés, mais aussi par des tremblements de ferveur (quakers signifiant littéralement « trembleurs » en anglais).

Persécuté, Fox suscita d'ardents prosélytes. Il entreprit une longue suite de voyages missionnaires en Irlande, aux Antilles, en Hollande et en Amérique du Nord.

C'est le quaker William Penn (1644-1718) qui fonda en 1682 la colonie de Pennsylvanie, la dotant d'une constitution remarquable qui servit de base à celle des États-Unis.

Les quakers s'abstiennent de jurer ou de prêter serment, ce qui leur valut les pires tourments par le passé. Ils refusent le service militaire et tout acte violent.

* La Pennsylvanie fut du temps de William Penn le seul État à laisser vivre en paix les Indiens (sans volonté de les convertir) et à accueillir des Européens de toutes confessions religieuses. Penn souhaitait instaurer une théocratie qui aurait permis à toutes les confessions de cohabiter dans la paix.
* Ils secoururent matériellement de nombreux pays en guerre, sans prendre jamais parti : leur action pendant la Seconde Guerre mondiale leur valut le Prix Nobel de la paix en 1947.
Autrefois, pour bien montrer que tous les hommes sont égaux devant Dieu, ils n'enlevaient leur chapeau devant personne et tutoyaient tout le monde. Les premiers quakers revêtaient de sobres habits noirs par humilité, goût de la simplicité et volonté de ne pas montrer les inégalités sociales.
Ils furent et sont encore de farouches anti-esclavagistes.
Ils œuvrent encore beaucoup dans le milieu carcéral en aidant les détenus.

 

IQBAL MASIH

Né au Pakistan en 1983, Iqbal n'a que quatre ans lorsqu'il commence à travailler dans une fabrique de tapis. Sa famille, très pauvre, doit emprunter de l'argent (chez un usurier, à un taux d'intérêt élevé), pour payer les médicaments de sa mère, acheter la nourriture . La dette ne cesse d'augmenter et Iqbal est donc placé chez un fabricant de tapis pour aider sa famille à rembourser et il travaille enchaîné du matin au soir.

La servitude pour dette est un système de remboursement répandu dans ce pays. Des parents endettés cèdent souvent leurs enfants moyennant un peu d’argent et c'est ainsi le travail de l'enfant qui rembourse la dette. Mais l'employeur retient sur le salaire de l'enfant des frais de nourriture, de logement et les amendes infligées en cas de faute. La dette ne peut donc en fait jamais être remboursée : l'enfant reste l'esclave de son employeur.

Un jour qu'il est âgé de neuf ans, Iqbal et ses camarades de misère sortent en cachette de l'usine de tapis p. Durant cette fête, il rencontre un avocat (Eshan Ullah Khan), président d'une association : le « Front pour la libération des enfants en situation de travail forcé » (BLLF). Iqbal a réussi à apprendre à écrire et à lire grâce à une fille nomée Maria qui était elle aussi esclave.

« N'achetez pas le sang des enfants ! » est le cri que pousse Iqbal et qui va bouleverser les consciences. En 1994, Iqbal reçoit une importante somme d'argent du prix Reebok pour la jeunesse en action. Iqbal veut étudier le droit et construire . Sous la pression internationale, le gouvernement pakistanais a fermé plusieurs dizaines de fabriques de tapis où travaillaient des enfants dans des conditions d’esclavage. Devenu le porte-parole du BLLF, Iqbal voyage en Europe et aux États-Unis pour lutter contre le travail des enfants. Il n'a plus peur de son patron.

Mais,le 15 avril 1995, Iqbal est assassiné alors qu'il faisait du vélo avec deux amis dans son village.

Aujourd'hui, il est devenu un des symboles de la lutte contre l'exploitation d'enfants.

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Le trafic d'êtres humains est une forme moderne de l'esclavage. Dans beaucoup de régions du monde, ce crime est devenu une des activités les plus rémunératrices, les femmes et les petites filles en étant les « produits de base". Ce commerce comprend le recrutement, le transport ou la vente de personnes humaines par la force ou par l'utilisation de moyens frauduleux, dont l'unique but est d'enrichir le trafiquant. Des femmes trompées se retrouvent dans la prostitution ou dans d'autres activités liées au sexe, que ce soit dans les industries de loisirs, de tourisme, ou de l'hôtellerie, dans les bases militaires, ou sous forme d'esclavage domestique, d'exploitation de la main-d'œuvre, d'organisation de mariages forcés, d'exploitation d'enfants pour les courses de chameaux. Dans les cas les plus graves, elles sont tuées pour récupérer des organes à transplanter.


Le cas de l'Inde
Selon les chiffres fournis par les Nations Unies, au cours des dix dernières années, plus de trente millions de personnes ont fait l'objet de ce trafic à travers le monde. Parmi elles, environ dix millions sont des filles âgées de 5 à 15 ans, vendues pour le travail ou pour la prostitution forcée. Du fait de l'expansion du sida, la demande pour des filles vierges et pour des mineures n'a cessé d'augmenter.

L'Inde elle-même sert de lieu d'approvisionnement, de transit et de destination pour ce trafic, où des milliers de femmes et d'enfants sont exploités de jour comme de nuit. En Inde, les Etats du sud, tels l'Andhra Pradesh, le Tamil Nadu et le Karnataka, ainsi que les régions tribales du Jharkand, du Chattisgarh, de l'Orissa, aussi bien que les Etats du Nord-Est, sont les principales zones d'approvisionnement en femmes et en enfants susceptibles d'être expédiés comme esclaves domestiques et sexuels vers les grandes métropoles et les plages de Goa. Toutefois, c'est le trafic d'êtres humains à l'échelon international qui est le plus lucratif. Plus de 500 000 femmes bangladaises ont été victimes de ce commerce, la plupart d'entre elles étant destinées à l'Inde, au Pakistan et au Moyen-Orient. On estime qu'en Inde, 200 000 femmes népalaises seraient victimes de ce commerce illégal, avec un flux moyen de 5 000 à 7 000 femmes par an. Au moins 20 % d'entre elles sont des jeunes filles, âgées de moins de 16 ans, et elles aboutissent dans les bordels de grandes villes comme Pune, Bombay et New Delhi. Sur une estimation de 2,3 millions de femmes indiennes victimes de la prostitution, au moins un quart sont des mineures qui proviennent du Népal et du Bangladesh. En Inde, il existe plus de 1 000 "quartiers de prostituées internationalement connus sous l'appellation "red-light districts".
(EDA, The New Leader, novembre 2005)

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Une course de chameaux dans un pays du Moyen-Orient. Des enfants sont souvent réduits à l'esclavage en tant que jockey. Arthur Thevenart, CORBIS

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L'esclavage en Mauritanie continue d'exister bien qu'il ait été aboli en 1981. Il concerne les descendants des noirs asservis il y a des générations qui sont appelés aujourd'hui "maures noirs" ou haratines en Mauritanie et travaillent en partie encore comme esclaves pour les "maures blancs", ou bidhans.

On ne connait pas exactement le nombre des esclaves dans ce pays, mais on estime qu'ils sont des centaines de milliers. L'experte de l'esclavage moderne Kevin Bales estime que la proportion d'esclaves dans la population totale est la plus haute du monde.

Le gouvernement mauritanien nie l'existence de l'esclavage dans le pays.

Il y a des organisations en Mauritanie comme El Hor et SOS Esclaves qui luttent contre l'esclavage. Le 8 août 2007 le Parlement du pays a adopté une loi criminalisant l'esclavage, puni de dix ans d'emprisonnement.

pour en savoir plus voir cet article du monde diplomatique

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L' esclavage au Soudan a une tradition historique et affecte les peuples noirs du Sud Soudan et des monts Nuba. Elle était renforcée par la Guerre civile au Sud Soudan qui est finie au 2005.

L'esclavage, trafic humain comprenant l'enlèvement et le travail forcé, demeure une réalité au Soudan où des milliers de personnes attendent d'être libérées et où de nouveaux enlèvements violents se produisent encore. Une grande partie de la population noire africaine du Soudan est menacée par une traite esclavagiste actuelle par laquelle des milices arabes enlèvent des femmes et des enfants noirs africains comme butin pour les revendre à des marchands d'esclaves dans les villes. Selon Anti-Slavery International, le nombre d'esclaves actuellement asservis au Soudan approcherait le nombre inquiétant de 14.000 personnes. Le rapport de l'organisme humanitaire révèle que "entre octobre et novembre 2001, des ONG au Soudan ont signalé que de nouveaux raids s'étaient produits dans le nord du Bahr El Ghaza ce qui a donné lieu à la disparition de femmes et d'enfants. Le 28 mars 2002, le Rapporteur spécial des Nations unies pour le respect des droits de l'homme au Soudan, Gerhart Baum, a déclaré continuer de « recevoir des notifications de raids suivis d'enlèvements...».

Encore aujourd'hui, le gouvernement soudanais n'a pas pris de mesures adéquates pour mettre un terme aux raids et à l'esclavage.

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La servitude pour dettes

La servitude pour dettes touche plus de 20 millions de personnes dans le monde. Les circonstances qui conduisent à de telles situations sont diverses : emprunt destiné à financer un traitement médical, une dot, etc. L'emprunteur est ensuite astreint à travailler sans congé pour le compte du prêteur jusqu'au remboursement de la dette. Les rémunérations étant toujours très basse, il arrive régulièrement que la dette ne soit pas éteinte avant le décès de l'emprunteur et passe ainsi aux générations suivantes. D'autres personnes peuvent s'être engagées à payer leur entrée clandestine dans un pays par leur travail jusqu'à ce que leur dette soit remboursée. Toutefois les "salaires" sont tout juste suffisants pour survivre, si bien que le remboursement peut s'étendre sur des années.

La servitude pour dette est théoriquement abolie dans le monde entier, toutefois cette pratique est encore généralisée dans certaines régions du monde. Ainsi l'Inde a aboli la servitude pour dette en 1975, sous l'impulsion d'Indira Gandhi et le Pakistan a voté une loi en ce sens en 1992, pourtant ces législations demeurent peu appliquées. Le Comité Contre l'Esclavage Moderne (CCEM) estime à plusieurs dizaines de milliers de personnes en France contraintes de travailler dans des ateliers clandestins pour rembourser une dette exorbitante contractée le plus souvent pour prix de leur entrée dans le pays.

En Amérique Latine, 1,3 million de personnes sont victimes du travail forcé en 2006, ce qui représente plus de 10 pour cent des travailleurs forcés dans le monde. Selon le rapport préparé pour la Réunion régionale de l'OIT pour les Amériques, en dépit du nombre élevé, il est possible de réduire le travail forcé de manière drastique au cours des dix prochaines années, c'est une question de volonté. Reportage de BIT en ligne depuis le Brésil.

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Bordeaux, Nantes, port négriers

Au siècle des Lumières, le trafic d’esclaves connut en France son apogée. Un Noir équivalait en théorie à 6 000 livres pesant de sucre brut. Le problème, c’est que, à valeur égale, le Noir, même entassé au fond d’une cale, occupe plus de place dans un navire que le sucre. En effet, par tonneau, un négrier peut transporter deux Noirs ou deux mille livres de sucre. Ainsi deux Noirs qui occupaient à l’aller un tonneau sont échangés contre douze mille livres de sucre occupant six tonneaux. Même si, dans la pratique, un Noir ne valait que 4 000 livres de sucre, il fallait prévoir plus de navires pour le commerce de « droiture » le trafic direct entre la métropole et les îles d’Amérique que pour le commerce « circuiteux », lequel faisait escale sur les côtes d’Afrique pour y prendre sa cargaison de nègres, négrillons, négresses et négrittes.

Nantes a assumé son passé de port négrier, ce n’est pas le cas de Bordeaux qui a caché sa honte.

D’autres difficiles problèmes de gestion se posaient aux maîtres de cette « branche supérieure du commerce », pour employer l’expression utilisée à l’époque par la chambre de commerce de Bordeaux afin de désigner le trafic des esclaves.

La masse des capitaux qu’il fallait rassembler pour armer un négrier n’était pas à la portée d’une bourse individuelle. Il fallait se mettre à plusieurs pour une mise de fonds, une « mise hors » comme on disait dans le jargon de la profession. Trouver un assureur, puis un capitaine et des marins qui voudraient bien courir une aventure longue et périlleuse.

Les vendeurs d’esclaves sur la Côte d’Ivoire ne se contentaient pas de pacotilles et de verroteries. Leur goût pour les textiles, l’alcool, les armes, la poudre était « de plus en plus sûr ». Les cauris, ces petits coquillages blancs qui leur servaient de monnaie, devaient provenir des Maldives, via la Hollande.

Les fusils anglais avaient la primeur. Il était hors de question de satisfaire les traitants africains avec des pétoires explosant au premier tir. Les armes sorties des manufactures de Chateaubriand, de Tulle et de Saint-Etienne n’étaient pas conformes aux normes imposées par les roitelets de la Côte, l’orgueil de l’industrie française dût-il en souffrir. En 1749, un armateur essaya de fourguer des fusils de Saint-Etienne « façon anglais » mais les Africains préféraient l’original à la copie, et cela se savait à Bordeaux. Aussi bien, la chambre de commerce de cette même ville s’opposait à ce que l’Etat imposât à l’export des fusils de fabrication française.

La gestion des sexes n’était pas non plus laissée au hasard. Importer trop de négresses ou de négrittes, c’était favoriser la reproduction des Noirs dans les colonies, et donc concurrencer la traite. Enfin, comme rien ne se fait dans le pays de Colbert sans l’aide de l’Etat, il fallait aussi s’assurer des primes promises : 40 livres par tonneau de négrier, 200 livres par Nègre introduit à Saint-Domingue...

Tous ces détails, et bien d’autres encore, tout aussi instructifs et fascinants, figurent dans le beau livre d’Eric Saugera. Prenant la suite des travaux des pionniers de l’économie esclavagiste, tels Jean Tarrade et Serge Daget, Saugera nous offre un panorama de la question d’autant plus captivant qu’il brise un tabou.

Oui, Bordeaux fut l’un des principaux ports négriers de la France du XVIIe au XIXe siècle, il fut même le premier pendant une courte période, de 1802 à 1804, dépassant Nantes, le champion français du trafic d’esclaves. Mais, alors que Nantes a assumé son passé négrier il y a quatre ans lors d’une exposition sur la traite des Noirs, il y avait un « blanc », comme dit son auteur, dans l’historiographie bordelaise.

Excepté quelques mascarons noircis figurant des têtes de nègres rue Fernand-Philippart et sur les quais, les façades du XVIIIe siècle ne laissent rien transparaître de l’activité de leurs occupants d’alors. Qui sait que place de la Bourse se tenait le marché aux esclaves ? Pourtant, selon les comptes de l’auteur, Bordeaux fut le port d’origine de cinq cents expéditions négrières qui déportèrent entre 130 000 et 150 000 captifs des côtes occidentales et orientales de l’Afrique vers les îles françaises de l’Atlantique et de l’océan Indien.

Cette amnésie fait écho à la bonne conscience de l’époque. Le travail aux colonies était supposé trop dur pour une main-d’oeuvre libre. Or la prospérité de la France était étroitement liée à la prospérité des colonies. En témoigne le traité de Paris qui en 1763 met fin à la guerre de Sept Ans. La France reculait en Inde, cédait la Louisiane occidentale à l’Espagne, abandonnait le Sénégal et le Canada aux Anglais, elle préférait récupérer les Petites Antilles parce que leur possession permettait l’approvisionnement du royaume en produits tropicaux dont la demande ne cessait de croître. Mais la traite était aussi expliquée par des rationalisations idéologiques. C’était rendre service aux Noirs que de les soustraire à la barbarie des tyranneaux.

D’ailleurs étaient-ils vraiment des êtres humains ? Même Montesquieu, bien connu pour son antiesclavagisme militant, se laisse aller dans L’Esprit des lois à des considérations plutôt scabreuses : l’esclavage choquerait moins la raison dans les pays « où la chaleur énerve le corps » (XV, 7). Ou encore : « presque tous les peuples du midi sont en quelque façon dans un état violent, s’ils ne sont esclaves » (XXI, 7).

A la suite de l’insurrection de Saint-Domingue, la Convention, en 1794, abolit l’esclavage. Il est rétabli par Napoléon en 1802, et la traite peut reprendre. Elle est condamnée par Louis XVIII en 1814. C’est que l’Angleterre, abolitionniste depuis 1807, impose la loi et la morale du vainqueur pour des raisons en apparence humanitaires. En fait, Albion dispose en Inde d’une main-d’oeuvre abondante facile à exploiter, elle a moins besoin de la traite que ses concurrents qu’elle affaiblit par l’interdiction du trafic négrier. Du reste le « coolie trade » s’y substitue. Mais les négriers français vont continuer leurs oeuvres dans l’illégalité à Bordeaux, mais aussi et surtout à Nantes.

C’est l’histoire que nous conte Olivier Pétré-Grenouilleau. L’histoire d’une économie ratée. Le négoce du premier port négrier français n’aurait contribué ni à un décollage économique, ni à un véritable développement. Nantes serait restée comme fixée à un Ancien Régime idéalisé jusqu’en 1848 et même jusqu’en 1914, subissant ainsi une sorte de malédiction de l’or nègre

samedi 21 juillet 2007 http://www.observatoiredesreligions.fr/

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Véronique Akobé, jeune ivoirienne employée de maison, violée à plusieurs reprises par le fils de son employeur et son employeur, a été condamnée à 20 ans d’emprisonnement par la Cour d’assises des Alpes-Maritimes, le 30 janvier 1990, pour l’assassinat et la tentative d’assassinat perpétrés sur la personne de ses violeurs. Les crimes de viols n’ont pas été reconnus par la justice ; ils n’ont d’ailleurs pas fait l’objet d’une enquête approfondie.

Devant la mobilisation nationale et internationale en faveur de Sarah Balabagan, l’AVFT a lancé, avec l’accord de V. Akobé, une campagne pour obtenir sa grâce sans expulsion du territoire français.

Commencée le 30 octobre 1995, elle s’est achevée par un succès lorsque le Président Jacques Chirac a gracié V. Akobé, le 3 juillet 1996.

Véronique Akobé a été emprisonnée 9 années. Cette campagne n’aurait pu aboutir sans le soutien des 70 000 personnes et 170 associations, partis et organes de presse qui ont signé la pétition et diffusé nos informations et appels.

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En cherchant, on s'aperçoit que L'UNICEF et l'UNESCO s'intéressent quand même à l'esclavage moderne. 
Rockin Squat le chanteur d'assassin a écris cette chanson en 2000, ces organisations devaient moins en parler qu'aujourd'hui, c'est pourquoi il les montre du doigt.
Les autres associations cités ne sont pas directement impliqués dedans.
 En revanche il ne faut pas oublier L'UNICEF et l'UNESCO sont en rapport direct avec les nations unies.
Je vous invites a regarder le fonctionnement des nations unis à travers une courte explication. Et pour finir je vous invites à lire la liste des états membres de l'ONU et de comparer un peu la carte de l'esclavage moderne... On se demande bien qui peut alors être cette cinquantaine d'état...
Mais avant tout je met les liens des associations que le chanteur cite afin de mieux les connaître:
UNICEF, UNESCO, La fondation de la France, France Liberté,
amnesty


LES NATIONS UNIS

L’Organisation des Nations unies (ONU ou encore Nations unies) est une organisation internationale fondée le 26 juin 1945 à San Francisco pour résoudre les problèmes internationaux. Elle succède à la Société des Nations (SdN). Elle ne dispose pas de force militaire mais elle peut demander aux États-membres de fournir des contingents pour mettre sur pied des forces de maintien de la paix (les Casques bleus).

Objectifs

En vertu de sa charte, l'ONU s'efforce donc d'être un lieu où se bâtit un avenir meilleur pour tous, et cela à travers 5 objectifs :

* Maintenir la paix et la sécurité dans le monde ;

* Développer les relations amicales entre les nations ;

* Réaliser la coopération internationale sur tous les sujets où elle peut être utile ;

* Être un centre où s'harmonisent les efforts des nations dans des objectifs communs.

* Surveiller l'intangibilité des frontières

L'ONU n'est pas un gouvernement mondial et ne légifère pas. Cependant, ses résolutions donnent une légitimité aux interventions des États et sont de plus en plus appliquées dans le droit national et international.

Actions

* Les Compétences opérationnelles des Nations unies

* La prévention des conflits

* Le désarmement

* Les droits de l'homme

* La coopération internationale à travers les conférences internationales.

Toutes ces actions se pérennisent au travers de la signature de traités entre les nations.

La Charte est l’instrument constitutif de l’Organisation des Nations Unies. Elle fixe les droits et les obligations des États Membres et porte création des organes et des procédures. Convention internationale, elle codifie les grands principes des relations internationales, depuis l’égalité souveraine des Etats jusqu’à l’interdiction d’employer la force dans ces relations.

Le Préambule de la Charte des Nations Unies exprime les idéaux et les buts communs de tous les peuples dont les gouvernements se sont réunis pour former l’Organisation des Nations Unies.

Membre (Date d'admission)
Afghanistan (19 novembre 1946)
Afrique du Sud (7 novembre 1945)
Albanie (14 décembre 1955)
Algérie (8 octobre 1962)
Allemagne (18 septembre 1973)
Andorre (28 juillet 1993)
Angola (1er décembre 1976)
Antigua-et-Barbuda (11 novembre 1981)
Arabie saoudite (24 octobre 1945)
Argentine (24 octobre 1945)
Arménie (2 mars 1992)
Australie (1er novembre 1945)
Autriche (14 décembre 1955)
Azerbaïdjan (2 mars 1992)
Bahamas (18 septembre 1973)
Bahreïn (21 septembre 1971)
Bangladesh (17 septembre 1974)
Barbade (9 décembre 1966)
Bélarus (24 octobre 1945)
Belgique (27 décembre 1945)
Belize (25 septembre 1981)
Bénin (20 septembre 1960)
Bhoutan (21 septembre 1971)
Bolivie (14 novembre 1945)
Bosnie-Herzégovine (22 mai 1992)
Botswana (17 octobre 1966)
Brésil (24 octobre 1945)
Brunéi Darussalam (21 septembre 1984)
Bulgarie (14 décembre 1955)
Burkina Faso (20 septembre 1960)
Burundi (18 septembre 1962)
Cambodge (14 décembre 1955)
Cameroun (20 septembre 1960)
Canada (9 novembre 1945)
Cap-Vert (16 septembre 1975)
Chili (24 octobre 1945)
Chine (24 octobre 1945)
Chypre (20 septembre 1960)
Colombie (5 novembre 1945)
Comores (12 novembre 1975)
Congo (20 septembre 1960)
Costa Rica (2 novembre 1945)
Côte d'Ivoire (20 septembre 1960)
Croatie (22 mai 1992)
Cuba (24 octobre 1945)
Danemark (24 octobre 1945)
Djibouti (20 septembre 1977)
Dominique (18 décembre 1978)
Égypte (24 octobre 1945)
El Salvador (24 octobre 1945)
Émirats arabes unis (9 décembre 1971)
Équateur (21 décembre 1945)
Érythrée (28 mai 1993)
Espagne (14 décembre 1955)
Estonie (17 septembre 1991)
États-Unis d'Amérique (24 octobre 1945)
Éthiopie (13 novembre 1945)
Ex-République yougoslave de Macédoine (8 avril 1993)
Fédération de Russie (24 octobre 1945)
Fidji (13 octobre 1970)
Finlande (14 décembre 1955)
France (24 octobre 1945)
Gabon (20 septembre 1960)
Gambie (21 septembre 1965)
Géorgie (31 juillet 1992)
Ghana (8 mars 1957)
Grèce (25 octobre 1945)
Grenade (17 septembre 1974)
Guatemala (21 novembre 1945)
Guinée (12 décembre 1958)
Guinée-Bissau (17 septembre 1974)
Guinée équatoriale (12 novembre 1968)
Guyana (20 septembre 1966)
Haïti (24 octobre 1945)
Honduras (17 décembre 1945)
Hongrie (14 décembre 1955)
Îles Marshall (17 septembre 1991)
Îles Salomon (19 septembre 1978)
Inde (30 octobre 1945)
Indonésie (28 septembre 1950)
Iran (République islamique d') (24 octobre 1945)
Iraq (21 décembre 1945)
Irlande (14 décembre 1955)
Islande (19 novembre 1946)
Israël (11 mai 1949)
Italie (14 décembre 1955)
Jamahiriya arabe libyenne (14 décembre 1955)
Jamaïque (18 septembre 1962)
Japon (18 décembre 1956)
Jordanie (14 décembre 1955)
Kazakhstan (2 mars 1992)
Kenya (16 décembre 1963)
Kirghizistan (2 mars 1992)
Kiribati (République de) (14 septembre 1999)
Koweït (14 mai 1963)
Lesotho (17 octobre 1966)
Lettonie (17 septembre 1991)
Liban (24 octobre 1945)
Libéria (2 novembre 1945)
Liechtenstein (18 septembre 1990)
Lituanie (17 septembre 1991)
Luxembourg (24 octobre 1945)
Madagascar (20 septembre 1960)
Malaisie (17 septembre 1957)
Malawi (1er décembre 1964)
Maldives (21 septembre 1965)
Mali (28 septembre 1960)
Malte (1er décembre 1964)
Maroc (12 novembre 1956)
Maurice (24 avril 1968)
Mauritanie (27 octobre 1961)
Mexique (7 novembre 1945)
Micronésie (Etats fédérés de) (17 septembre 1991)
République de Moldova (2 mars 1992)
Monaco (28 mai 1993)
Mongolie (27 octobre 1961)
Monténégro (République du) (28 juin 2006)
Mozambique (16 septembre 1975)
Myanmar (19 avril 1948)
Namibie (23 avril 1990)
Nauru (14 septembre 1999)
Népal (14 décembre 1955)
Nicaragua (24 octobre 1945)
Niger (20 septembre 1960)
Nigéria (7 octobre 1960)
Norvège (27 novembre 1945)
Nouvelle-Zélande (24 octobre 1945)
Oman (7 octobre 1971)
Ouganda (25 octobre 1962)
Ouzbékistan (2 mars 1992)
Pakistan (30 septembre 1947)
Palaos (15 décembre 1994)
Panama (13 novembre 1945)
Papouasie-Nouvelle-Guinée (10 octobre 1975)
Paraguay (24 octobre 1945)
Pays-Bas (10 décembre 1945)
Pérou (31 octobre 1945)
Philippines (24 octobre 1945)
Pologne (24 octobre 1945)
Portugal (14 décembre 1955)
Qatar (21 septembre 1971)
République arabe syrienne (24 octobre 1945)
République centrafricaine (20 septembre 1960)
République de Corée (17 septembre 1991)
République démocratique du Congo (20 septembre 1960)
République démocratique populaire lao (14 décembre 1955)
République dominicaine (24 octobre 1945)
République populaire démocratique de Corée (17 septembre 1991)
République tchèque (19 janvier 1993)
République-Unie de Tanzanie (14 décembre 1961)
Roumanie (14 décembre 1955)
Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord (24 octobre 1945)
Rwanda (18 septembre 1962)
Sainte-Lucie (18 septembre 1979)
Saint-Kitts-et-Nevis (23 septembre 1983)
Saint-Marin (2 mars 1992)
Saint-Vincent-et-Grenadines (16 septembre 1980)
Samoa (15 décembre 1976)
Sao Tomé-et-Principe (16 septembre 1975)
Sénégal (28 septembre 1960)
Serbie (1er novembre 2000)
Seychelles (21 septembre 1976)
Sierra Leone (27 septembre 1961)
Singapour (21 septembre 1965)
Slovaquie (19 janvier 1993)
Slovénie (22 mai 1992)
Somalie (20 septembre 1960)
Soudan (12 novembre 1956)
Sri Lanka (14 décembre 1955)
Suède (19 novembre 1946)
Suisse (10 Septembre 2002)
Suriname (4 décembre 1975)
Swaziland (24 septembre 1968)
Tadjikistan (2 mars 1992)
Tchad (20 septembre 1960)
Thaïlande (16 décembre 1946)
Timor-Leste (27 septembre 2002)
Togo (20 septembre 1960)
Tonga (14 septembre 1999)
Trinité-et-Tobago (18 septembre 1962)
Tunisie (12 novembre 1956)
Turkménistan (2 mars 1992)
Turquie (24 octobre 1945)
Tuvalu (5 septembre 2000)
Ukraine (24 octobre 1945)
Uruguay (18 décembre 1945)
Vanuatu (15 septembre 1981)
Venezuela (République bolivarienne du) (15 novembre 1945)
Viet Nam (20 septembre 1977)
Yémen (30 septembre 1947)
Zambie (1er décembre 1964)
Zimbabwe (25 août 1980)

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Anti-Slavery (anti esclavage en anglais) International a été créée en 1839, ce qui en fait l'organisation internationale de défense des droits de l'homme la plus ancienne du monde. Au Royaume-Uni, c'est la seule association qui se consacre exclusivement à la lutte contre l'esclavage et autres pratiques analogues. Nous sommes une organisation de membres et intervenons aux plans local, national et international pour éliminer l'esclavage dans le monde entier de la façon suivante :

  • en appelant les Etats où l'esclavage persiste à élaborer des mesures visant à y mettre fin, et à les appliquer

  • en faisant du lobbying auprès des Etats et des organisations intergouvernementales pour qu'ils considèrent l'esclavage comme une question prioritaire

  • en soutenant les efforts de recherche visant à quantifier le phénomène pour pouvoir décider des mesures nécessaires à son élimination

  • en oeuvrant avec des associations locales pour informer le grand public sur l'esclavage

  • en faisant un travail pédagogique auprès du grand public sur les réalités de l'esclavage, et en faisant campagne pour son élimination

"Le travail d'Anti-Slavery International a vraiment fait changer les choses. Au cours du siècle dernier, nous avons participé à de nombreuses campagnes qui ont eu des résultats concrets, par exemple pour mettre fin à la maltraitance dont étaient victimes les travailleurs dans les plantations d'hévéas au Congo belge et les enfants esclaves - « Mui Tsai » - à Hong Kong. L'un des succès remporté récemment par Anti-Slavery International souligne l'importance de travailler en partenariat avec des associations locales. En voici le bref récit :

Aux termes de longues années de pression exercée par Anti-Slavery International et par des associations locales, comme Backward Society Education ou Informal Sector Service Centre, le gouvernement népalais a fini par adopter, en février 2002, une loi déclarant illégale la servitude pour dettes, ou « kamaiya ». Cette décision a ainsi rendu illégale l'une des formes d'esclavage les plus répandues, qui touchait des dizaines de milliers de personnes dans le pays entier. En 2000, à l'issue d'une campagne de sept années, Anti-Slavery International avait envoyé au Népal une délégation de haut niveau, qui avait insisté sur la nécessité d'une telle loi. Quelques mois plus tard, le gouvernement népalais avait déclaré illégale la servitude pour dettes, mais sans prendre de dispositions législatives ou sans prévoir de mécanismes d'aide, comme la redistribution des terres. En conséquence, des milliers de familles ont été arrachées aux terres sur lesquelles elles vivaient et contraintes à vivre au bord des routes, dans des forêts ou dans des campements de fortune. Elles y faisaient l'objet de mauvais traitements de la part des représentants des autorités et souffraient fréquemment de faim et de maladies.

A la suite de la pression exercée sans relâche par Anti-Slavery International et nos partenaires, le gouvernement népalais a finalement adopté une loi qui ne se contente pas de déclarer illégale la servitude pour dettes, mais stipule également que le gouvernement est responsable du logement, de l'emploi et des activités génératrices de revenus des personnes ainsi libérées. La loi prévoit également des sanctions à l'encontre de toute personne ayant recours au « kamaiya » et employant des travailleurs serviles."

Dans le monde de la musique rap, on utilise le terme "big up" ou "respect" pour rendre hommage à une personne

C'est en effet pourquoi le chanteur rend hommage, cette association est l'une sinon la plus impliqué dans ce problème. Il ne faut pas oublier que ceci est leur champs d'action principal, je ne sais pas si il faut comparer avec d'autre organisation, en revanche il faut souligner qu'il sont les seuls à le faire.

Je vous invites à aller voir leur site vraiment complet et voir toutes leur action

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Les B-boys et B-girls sont les fan de rap et de hip hop. Le rap est souvent revendicateur...


 

 

Harry Wu (de son nom chinois Wu Hongda), né le 8 février 1937 à Shanghai, a été envoyé le 27 avril 1960 dans un camp du laogai comme prisonnier, pour avoir critiqué l’invasion de la Hongrie par l’Union soviétique. Les membres de sa famille et ses amis ont été contraints à le dénoncer comme « contre-révolutionnaire ». Sa mère a refusé et s’est suicidée. Il est libéré en 1979 après dix-neuf ans de camps, six ans plus tard il émigre aux États-Unis et devient citoyen américain. Cependant les camps le hantent, en 1991 il décide alors d'y retourner afin de filmer clandestinement la réalité des camps de travaux forcés du régime communiste chinois.

Harry Wu prend à nouveau le risque de retourner en Chine en 1995, mais cette fois-ci il est arrêté à la frontière chinoise, gardé dans les geôles chinoises pendant soixante-six jours, condamné à quinze ans de camp, mais il est expulsé grâce aux pressions américaines. Harry Wu reste aujourd'hui un des seuls témoins de ces goulags chinois et veut que les laogai soient reconnus par la communauté internationale et classés au même titre que les goulags communistes ou les camps de concentration et camps d'extermination nazis pour leur extrême barbarie envers l'être humain. Harry Wu est le directeur de la Laogai Research Foundation.

Harry Wu a reçu le "Prix Liberté" de la "Fédération Hongroise Activistes pour la Liberté" en 1991. En 1994, il a reçu le "Prix Martin Ennals pour les Droits Humains" de la "Fondation Suisse Martin Ennals". En 1996, il reçu la "Medaille de la Liberté" de la "Fondation Allemande pour la Résistance de la Seconde Guerre Mondiale". Il a aussi été fait docteur honoris causa de l'Université de St. Louis et de l'Université Américaine de Paris en 1996.

Un laogai ( qui signifie « travail et réforme », « réforme par le travail », soit la « rééducation par le travail ») est un camp de rééducation par le travail en République populaire de Chine. C'est l'équivalent de ce qui était appelé « goulag » en URSS.

Sous Mao Zedong, le laogai était un réseau de camps de concentration et de travaux forcés pour les ennemis du Parti communiste chinois selon les « neuf catégories de nuisibles » (propriétaires fonciers, paysans riches, contre-révolutionnaires, mauvais éléments, droitistes ou droitiers, militaires et agents du Guomindang, agents ennemis capitalistes et les intellectuels pendant la Révolution culturelle). Aujourd'hui encore, plusieurs de ces centres de détention existent. On y trouve les opposants politiques, dissidents, et étudiants présents lors des manifestations du 27 avril et 4 juin sur la place Tian'anmen en 1989. On trouve donc également dans ses camps, des activistes qui reconnaissent le pape, des activistes tibétains et un nombre important de pratiquants du Falun Gong.

Types de camps, production, produits
La Laogai Research Foundation dénombre 4 000 camps de travail, centres de détention et prisons ayant le caractère de camps laogai. Ce nombre est obtenu en prenant en compte des centres de détention prenant l'apparence d'usines, de fermes et de mines. Pékin a reconnu officiellement que les marchandises produites dans ces camps rapportaient en moyenne 200 millions d'euros par an.

À partir de 1983, alors que Deng Xiaoping fait de chaque laogai une entité économique autonome, le directeur de camp est devenu chef d'entreprise.

Les produits du laogai sont divers et variés allant du thé noir à l'amiante, en passant par les pièces automobiles, produits chimiques( engrais, poudre noire), ciment, jouets, agriculture (coton, riz, etc.), mais aussi l'exploitation minière. Les prisonniers produisent pour l'exportation environ 150 articles différents. Et "si la qualité n'est pas satisfaisante, le prisonnier est battu". (Libération du 28/01/97)

Made in laogai
« Le soutien financier des firmes occidentales, l'encouragement des gouvernements aux échanges commerciaux, la Banque mondiale qui continue de financer de grands travaux au Xinjiang en sachant très bien qu'elle finance aussi des camps de travail renforcent un système pénitentiaire lié au commerce extérieur chinois. » (La Vie, 30 janvier 1997)

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Dominique TORRÈS. Grand reporter à la télévision (France 2) depuis vingt ans, elle s’est fait un nom en se spécialisant dans les sujets difficiles, les enquêtes dangereuses : les dissidents politiques en Turquie, l’exploitation des femmes en Égypte, l’extrême-droite américaine, la guerre en Éthiopie, les prisons « spéciales » marocaines, la répression en Chine, l’intégrisme algérien, les communautés juives oubliées de la Sibérie orientale, les enfants abandonnés du Vietnam (Grand prix du Documentaire 1992). Ce genre de reportage exige de solides qualités : opiniâtreté, goût du risque, sens de l’écoute, bon sens, rigueur. Autant de traits qui ont fait respecter le travail de Dominique Torrès dans de nombreux pays du monde. Elle-même n’a pas hésité à payer de sa personne, à tourner clandestinement quand il le fallait, à jouer un peu partout à cache-cache avec les censeurs, les policiers, les tortionnaires. Car son regard a beau se vouloir objectif, les faits dont elle a été témoin lui ont bien des fois commandé de s’engager. En 1986, au cours d’un voyage au Maroc, elle découvre incidemment une réalité dont personne ne parle : l’eclavage. Bouleversée par ce qu’elle voit, elle se lance dans une enquête solitaire qui la conduit au Koweit, puis en Mauritanie – puis en Europe même, où les grands réseaux de trafiquants ont leurs antennes. Elle évoque en partie ce sujet tabou dans un film sur le travail des enfants, Vies d’esclaves (1994), appelé à un grand retentissement : interviewé par Jean-Marie Cavada dans le cadre de « La Marche du siècle », son témoignage passionne des millions de téléspectateurs (l’émission enregistre ce soir-là le plus fort taux d’écoute de son histoire). Mais ce qu’elle a mis au jour dans la solitude, et qui concerne l’esclavage au sens strict du mot, elle veut en faire d’abord un livre, non un film : « Pour que ça reste. »

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Beaucoup d'entre nous pensais que l'esclavage était bel et bien révolu. Nous voyons que ce n'est pas le cas. Nous avons juste modifié le terme par esclavage moderne. Changé les chaînes par une pression.

Je pense ne pas avoir à mettre une définition d'esclavage moderne dans l'article. En effet la chanson illustrée parle d'elle-même.

Beaucoup des pays concernés par l'esclavage moderne, sont des destinations de rêves.
Il faut alors prendre conscience que souvent lors de nos voyages nous passons souvent à coté de choses, souvent de belles choses et souvent de moins belles...
On observe, on voit mais on ne regardes pas forcement ces nouveaux esclaves.

D'ailleurs pas besoin de prendre l'avion pour s'en rendre compte, on voit bien que le problème ne concerne pas seulement nos voisins... en effet en France certains cas  existent.  Mais c'est rare qu'une histoire d'esclavage moderne fasse la une des journaux, on préférera parler du dernier gagnant de la starac...

Mais qui doit intervenir? Dans une  logique, les Nations Unis.
Or les pays qui devraient être montrer du doigt sont eux même membres des nations unis. C'est ainsi que nous voyons que beaucoup d'hypocrisie existe dans les hautes sphères. Une pression existe et nous le savons tous, les guerres actuelles ne sont-elles pas des guerres de profits? et qui peut niais l'existence de lobbys?

Ainsi nous pouvons remercier l'association Anti Slavery de mener le combat.
tous ceux et celles qui se battent contre toute les formes d'esclavage.
tous ceux qui réfléchissent avant d'acheter une paire de chaussure.
tous les employeurs qui respectent leur salarié en tant qu'être humain .
Rockin'Squat d'assassin pour cette chanson et pour son parcours.
tous ceux et celles qui ont eu le courage de lire tous l'article.


Julio
www.fleurdevasion.com

 

Bibliographie

  • Georgina Vaz Cabral, la Traite des êtres humains, réalités de l'esclavage contemporain, Editions La Découverte, 2006.
  • Dominique Torres, Esclaves, 200 millions d'esclaves aujourd'hui, Éditions Phebus, 1998.
  • Henriette Akofa, Une esclave moderne, Éditions Michel Lafon, 2000.
  • Moustapha Kadi Oumani, Un tabou brisé, l'esclavage en Afrique, le cas du Niger, L'Harmattan, 2005.
  • Bureau International du Travail, Une alliance globale contre le travail forcé, BIT, 2005.
  • Yun Gao, Migrants chinois et travail forcé en Europe, BIT, 2004.
  • Yun Gao & Véronique Poisson, Le trafic et l'exploitation des immigrants chinois en France, BIT, 2005.
  •  Harry Wu, Vents amers

à compléter envoyez moi des références à julio@fleurdevasion.com ...