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Julio - fleurdevasion.com, le
17 Janvier 2008
ESCLAVE 2000
Qu'est ce que l'esclavage moderne?
Fleurdevasion.com a pour ligne directrice
le tourisme solidaire et l'écotourisme,
comment ne pouvais-je... pardon comment ne devais-je pas écrire
un article sur l'esclavage moderne?
Ainsi lors de mes recherches je suis tombé sur
une chanson qui à elle seule pourrait résumé l'Esclavage
moderne. Il s'agit de la chanson "Esclave 2000" (Assassin). En effet cette chanson dénonce très bien ce problème.
C'est la raison pour laquelle cette chanson sera alors le fil
conducteur de l'article.
Chaque références de la chanson seront illustrés par des
images, des explications, ou des articles de presse. Les
curieux devront alors cliquer sur les paroles.
Le
vidéo-clip de la chanson d'Assassin se situe juste après les
paroles.
Tout à la fin se trouve une petite bibliographie que vous
pouvez d'ailleurs alimenter en m'envoyant les references de
vos lectures par mail.
Mais avant tout je voudrais rappeler l'article
n°23 de la déclaration universelle des droits de l'Homme:
"Quiconque
travaille a droit à une rémunération équitable lui assurant
ainsi qu'à sa famille une existence conforme à la dignité
humaine. "
Bonne lecture
-----------------------------
Voila les
paroles de la chanson en question :
Je ne veux pas
faire de politique,
Ma mission est
artistique...
Si je te dis
Qu'il y a
encore des esclaves aujourd'hui
Sur cette
Terre et peut-être même dans ton pays
Des personnes
qui ont le droit de vie ou de mort sur d'autres
Autrement dit
droit de propriété sur autrui.
Historique: 1769
Abolition de
l'esclavage en Pennsylvanie
C'est dit,
c'est écrit
Pourtant Iqbal
Massih
Ne l'a pas
vécu ainsi.
Vendu à l'âge
de 4 ans
Par ses
parents
Au Pakistan
Il avait
réussi à s'affranchir de sa condition d'enfant esclave
Et milité pour
les enfants
Pour le droit
des enfants
Contre
l'exploitation des enfants.
Le 20 avril 95
Il fut
assassiné à l'âge de 12 ans
Quoi, t'es
surpris, là ?
Tu ne savais
pas ça ?
On ne t'a pas
dit que beaucoup de jeunes filles au Bangladesh sont
destinées
A des bordels
indiens et pakistanais?
On ne t'a pas
dit que les jeunes garçons au Bangladesh ont aussi leur destinée?
Dans les pays
du Golfe pour les courses de chameaux ils ont besoin de
jockeys...
Des femmes,
des hommes, des enfants sont exploités
Punis,
torturés et mis à mort en toute impunité
Et persiste
l'esclavage de castes en Mauritanie
Va vérifier
par toi même si tu ne crois pas en ce que je dis!
Au Soudan le
gouvernement islamiste du Nord à réduit
30 000
chrétiens animistes en esclavage de guerre aussi
L'esclavage
pour dette est en vigueur dans toute l'Asie
Gangrène aussi
l'Amérique Latine, Guatemala, Brésil et Colombie
Réveillez-vous
ce n'est pas qu'une chanson
Esclave 2000
relève de la prise de position
Réveillez-vous
ce n'est pas qu'une chanson
Esclave 2000
relève de ta prise de position
{Refrain:}
Esclave 2000
sont les enfants qu'on prostitue
Esclave 2000
sont les petites bonnes aux visages perdus
Esclave 2000
sont les cris qu'on entend plus
Etouffés par
des lois qui cautionnent ce genre d'abus
Esclave 2000
c'est derrière les ambassades
Esclave 2000
c'est derrière les palissades
Esclave 2000
n'est pas une fiction
Des millions
de concernés derrière des maisons
On n'oublie
pas que beaucoup de fortunes aujourd'hui fort respectables
Ont été
montées à Bordeaux ou à Nantes sur la traîte des esclaves
Tu me diras
"C'est le passé"
Mais le passé
se répercute
Et aujourd'hui
l'esclave n'est pas qu'enchaîné derrière une hutte
Même la
justice française reste aveuglée
Vas-y ressors
du tiroir le dossier de Véronique Akobé!
L'esclavage
moderne n'est pas reconnu par l'UNICEF!
L'esclavage
moderne n'est pas reconnu par l'UNESCO!
Sur le sujet,
langue de bois
Il vaut mieux
pas
S'attirer la
foudre d'une bonne cinquantaine d'états
Membres des
Nations Unies
De toute façon
le sujet n'intéresse ni
Amnesty
Ni la
fondation de France ni
France Liberté
de Madame Mitterrand
Anti Slavery,
la seule assos qui va de l'avant
Sur le sujet "big
up" !
Obligé de la
représenter
Pour qu'ils
sachent que dans le HipHop, il y a des gens concernés !
{au Refrain}
Hey BBoy,
BGirl
Tu kiffes
Adidas ?
Reebok, Nike,
tu kiffes aç ?
Le salaire
annuel cumulé des 6500 employés
Travaillant
pour Nike en Thailande et en Corée du sud
Equivaut à la
moitié de ce que gagnaient les 13 membres
Du directoire
de la firme, dont j'affirme
Qu'une paire
de chaussure vendue 400 francs
Peut avoir
généré un salaire de 70 centimes seulement
C'est ouf, non
? C'est ouf, non ?
As-tu déjà
entendu parler de Harry Wu ? - Qui?
En tout cas la
marque de jeans Levi's
A résilié 150
contrats d'un coup
Avec la Chine
ils n'avaient pas vu le vice
Tout était
fabriqué par des prisonniers politiques
Lis les livres
de Harry, tu verras, il te l'explique !
Donc à mon
tour je m'implique
Comme
Dominique Torres
Respect à
cette sœur grâce à laquelle on progresse !
On veut que
tous les esclaves redeviennent des princes et des princesses
Et pour ça il
ne faut pas faire preuve de faiblesse !
{au Refrain,
x2}
Le clip d'esclave 2000
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Explications:
Dès 1769, les sociétés Quakers de Nouvelle-Angleterre
s'interdisent toutes pratiques esclavagistes. L'esclavage
est aboli en 1777 dans le Vermont.
Pourtant, lorsque la Constitution américaine entre en
vigueur le 4 mars 1789, elle consacre l'esclavage pratiqué
dans un grand nombre d'États, notamment du Sud. L'une de
ses dispositions permet aux propriétaires d'esclaves de
calculer le nombre de suffrages à partir de l'équation : 1
noir = 3/5 d'un blanc !
L'abolition officielle
de la traite des noirs date de 1807 pour les États-Unis et
l'Angleterre et du congrès de Vienne de 1815 pour les
autres puissances européennes.
Voir les dates importantes de l'esclavages
Un
quaker est membre d'un mouvement
religieux connu sous le nom de Société religieuse des Amis
ou simplement Société des Amis. Ce mouvement est un
courant du réveil du protestantisme anglo-saxon aux XVIIe
et XVIIIe siècles.
Contre les anglicans
attachés au dogme et les puritains à la lettre de
l'Écriture, George Fox (1624-1691) se fit l'apôtre de la
lumière intérieure. Dans les réunions, celle-ci se
manifestait par des discours improvisés, mais aussi par
des tremblements de ferveur (quakers signifiant
littéralement « trembleurs » en anglais).
Persécuté, Fox suscita
d'ardents prosélytes. Il entreprit une longue suite de
voyages missionnaires en Irlande, aux Antilles, en
Hollande et en Amérique du Nord.
C'est le quaker William
Penn (1644-1718) qui fonda en 1682 la colonie de
Pennsylvanie, la dotant d'une constitution remarquable qui
servit de base à celle des États-Unis.
Les quakers
s'abstiennent de jurer ou de prêter serment, ce qui leur
valut les pires tourments par le passé. Ils refusent le
service militaire et tout acte violent.
* La Pennsylvanie fut du
temps de William Penn le seul État à laisser vivre en paix
les Indiens (sans volonté de les convertir) et à
accueillir des Européens de toutes confessions
religieuses. Penn souhaitait instaurer une théocratie qui
aurait permis à toutes les confessions de cohabiter dans
la paix.
* Ils secoururent matériellement de nombreux pays en
guerre, sans prendre jamais parti : leur action pendant la
Seconde Guerre mondiale leur valut le Prix Nobel de la
paix en 1947.
Autrefois, pour bien montrer que tous les hommes sont
égaux devant Dieu, ils n'enlevaient leur chapeau devant
personne et tutoyaient tout le monde. Les premiers quakers
revêtaient de sobres habits noirs par humilité, goût de la
simplicité et volonté de ne pas montrer les inégalités
sociales.
Ils furent et sont encore de farouches anti-esclavagistes.
Ils œuvrent encore beaucoup dans le milieu carcéral en
aidant les détenus.
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IQBAL MASIH
Né au Pakistan en 1983,
Iqbal n'a que quatre ans lorsqu'il commence à travailler
dans une fabrique de tapis. Sa famille, très pauvre, doit
emprunter de l'argent (chez un usurier, à un taux
d'intérêt élevé), pour payer les médicaments de sa mère,
acheter la nourriture . La dette ne cesse d'augmenter et
Iqbal est donc placé chez un fabricant de tapis pour aider
sa famille à rembourser et il travaille enchaîné du matin
au soir.
La servitude pour dette
est un système de remboursement répandu dans ce pays. Des
parents endettés cèdent souvent leurs enfants moyennant un
peu d’argent et c'est ainsi le travail de l'enfant qui
rembourse la dette. Mais l'employeur retient sur le
salaire de l'enfant des frais de nourriture, de logement
et les amendes infligées en cas de faute. La dette ne peut
donc en fait jamais être remboursée : l'enfant reste
l'esclave de son employeur.
Un jour qu'il est âgé de
neuf ans, Iqbal et ses camarades de misère sortent en
cachette de l'usine de tapis p. Durant cette fête, il
rencontre un avocat (Eshan Ullah Khan), président d'une
association : le « Front pour la libération des enfants en
situation de travail forcé » (BLLF). Iqbal a réussi à
apprendre à écrire et à lire grâce à une fille nomée Maria
qui était elle aussi esclave.
« N'achetez pas le sang
des enfants ! » est le cri que pousse Iqbal et qui va
bouleverser les consciences. En 1994, Iqbal reçoit une
importante somme d'argent du prix Reebok pour la jeunesse
en action. Iqbal veut étudier le droit et construire .
Sous la pression internationale, le gouvernement
pakistanais a fermé plusieurs dizaines de fabriques de
tapis où travaillaient des enfants dans des conditions
d’esclavage. Devenu le porte-parole du BLLF, Iqbal voyage
en Europe et aux États-Unis pour lutter contre le travail
des enfants. Il n'a plus peur de son patron.
Mais,le 15 avril
1995, Iqbal est assassiné alors qu'il faisait du vélo avec
deux amis dans son village.
Aujourd'hui, il est
devenu un des symboles de la lutte contre l'exploitation
d'enfants.
Retour en haut de la chanson
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Le trafic d'êtres humains est une forme
moderne de l'esclavage. Dans beaucoup de régions du monde,
ce crime est devenu une des activités les plus
rémunératrices, les femmes et les petites filles en étant
les « produits de base". Ce commerce comprend le
recrutement, le transport ou la vente de personnes
humaines par la force ou par l'utilisation de moyens
frauduleux, dont l'unique but est d'enrichir le
trafiquant. Des femmes trompées se retrouvent dans la
prostitution ou dans d'autres activités liées au sexe, que
ce soit dans les industries de loisirs, de tourisme, ou de
l'hôtellerie, dans les bases militaires, ou sous forme
d'esclavage domestique, d'exploitation de la main-d'œuvre,
d'organisation de mariages forcés, d'exploitation
d'enfants pour les courses de chameaux. Dans les cas les
plus graves, elles sont tuées pour récupérer des organes à
transplanter.
Le cas de l'Inde
Selon les chiffres fournis par les Nations Unies, au cours
des dix dernières années, plus de trente millions de
personnes ont fait l'objet de ce trafic à travers le
monde. Parmi elles, environ dix millions sont des filles
âgées de 5 à 15 ans, vendues pour le travail ou pour la
prostitution forcée. Du fait de l'expansion du sida, la
demande pour des filles vierges et pour des mineures n'a
cessé d'augmenter.
L'Inde elle-même sert de
lieu d'approvisionnement, de transit et de destination
pour ce trafic, où des milliers de femmes et d'enfants
sont exploités de jour comme de nuit. En Inde, les Etats
du sud, tels l'Andhra Pradesh, le Tamil Nadu et le
Karnataka, ainsi que les régions tribales du Jharkand, du
Chattisgarh, de l'Orissa, aussi bien que les Etats du
Nord-Est, sont les principales zones d'approvisionnement
en femmes et en enfants susceptibles d'être expédiés comme
esclaves domestiques et sexuels vers les grandes
métropoles et les plages de Goa. Toutefois, c'est le
trafic d'êtres humains à l'échelon international qui est
le plus lucratif. Plus de 500 000 femmes bangladaises ont
été victimes de ce commerce, la plupart d'entre elles
étant destinées à l'Inde, au Pakistan et au Moyen-Orient.
On estime qu'en Inde, 200 000 femmes népalaises seraient
victimes de ce commerce illégal, avec un flux moyen de
5 000 à 7 000 femmes par an. Au moins 20 % d'entre elles
sont des jeunes filles, âgées de moins de 16 ans, et elles
aboutissent dans les bordels de grandes villes comme Pune,
Bombay et New Delhi. Sur une estimation de 2,3 millions de
femmes indiennes victimes de la prostitution, au moins un
quart sont des mineures qui proviennent du Népal et du
Bangladesh. En Inde, il existe plus de 1 000
"quartiers de prostituées internationalement connus
sous l'appellation "red-light districts".
(EDA, The New Leader, novembre 2005)
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Une course de chameaux dans un pays du
Moyen-Orient. Des enfants sont souvent réduits à l'esclavage
en tant que jockey. Arthur Thevenart, CORBIS
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L'esclavage en
Mauritanie continue d'exister bien qu'il ait été aboli en
1981. Il concerne les descendants des noirs asservis il y
a des générations qui sont appelés aujourd'hui "maures
noirs" ou haratines en Mauritanie et travaillent en partie
encore comme esclaves pour les "maures blancs", ou bidhans.
On ne connait pas exactement le nombre
des esclaves dans ce pays, mais on estime qu'ils sont des
centaines de milliers. L'experte de l'esclavage moderne
Kevin Bales estime que la proportion d'esclaves dans la
population totale est la plus haute du monde.
Le gouvernement mauritanien nie
l'existence de l'esclavage dans le pays.
Il y a des organisations en Mauritanie
comme El Hor et SOS Esclaves qui luttent contre
l'esclavage. Le 8 août 2007 le Parlement du pays a adopté
une loi criminalisant l'esclavage, puni de dix ans
d'emprisonnement.
pour en savoir plus voir cet article du monde diplomatique
Retour en haut de la chanson
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L' esclavage au
Soudan a une tradition historique et affecte les peuples
noirs du Sud Soudan et des monts Nuba. Elle était
renforcée par la Guerre civile au Sud Soudan qui est finie
au 2005.
L'esclavage, trafic humain comprenant
l'enlèvement et le travail forcé, demeure une réalité au
Soudan où des milliers de personnes attendent d'être
libérées et où de nouveaux enlèvements violents se
produisent encore. Une grande partie de la population
noire africaine du Soudan est menacée par une traite
esclavagiste actuelle par laquelle des milices arabes
enlèvent des femmes et des enfants noirs africains comme
butin pour les revendre à des marchands d'esclaves dans
les villes. Selon Anti-Slavery International, le nombre
d'esclaves actuellement asservis au Soudan approcherait le
nombre inquiétant de 14.000 personnes. Le rapport de
l'organisme humanitaire révèle que "entre octobre et
novembre 2001, des ONG au Soudan ont signalé que de
nouveaux raids s'étaient produits dans le nord du Bahr El
Ghaza ce qui a donné lieu à la disparition de femmes et
d'enfants. Le 28 mars 2002, le Rapporteur spécial des
Nations unies pour le respect des droits de l'homme au
Soudan, Gerhart Baum, a déclaré continuer de « recevoir
des notifications de raids suivis d'enlèvements...».
Encore aujourd'hui, le gouvernement
soudanais n'a pas pris de mesures adéquates pour mettre un
terme aux raids et à l'esclavage.
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La servitude pour
dettes
La servitude pour dettes touche plus de
20 millions de personnes dans le monde. Les circonstances
qui conduisent à de telles situations sont diverses :
emprunt destiné à financer un traitement médical, une dot,
etc. L'emprunteur est ensuite astreint à travailler sans
congé pour le compte du prêteur jusqu'au remboursement de
la dette. Les rémunérations étant toujours très basse, il
arrive régulièrement que la dette ne soit pas éteinte
avant le décès de l'emprunteur et passe ainsi aux
générations suivantes. D'autres personnes peuvent s'être
engagées à payer leur entrée clandestine dans un pays par
leur travail jusqu'à ce que leur dette soit remboursée.
Toutefois les "salaires" sont tout juste suffisants pour
survivre, si bien que le remboursement peut s'étendre sur
des années.
La servitude pour dette est
théoriquement abolie dans le monde entier, toutefois cette
pratique est encore généralisée dans certaines régions du
monde. Ainsi l'Inde a aboli la servitude pour dette en
1975, sous l'impulsion d'Indira Gandhi et le Pakistan a
voté une loi en ce sens en 1992, pourtant ces législations
demeurent peu appliquées. Le Comité Contre l'Esclavage
Moderne (CCEM) estime à plusieurs dizaines de milliers de
personnes en France contraintes de travailler dans des
ateliers clandestins pour rembourser une dette exorbitante
contractée le plus souvent pour prix de leur entrée dans
le pays.
En Amérique Latine, 1,3 million de
personnes sont victimes du travail forcé en 2006, ce qui
représente plus de 10 pour cent des travailleurs forcés
dans le monde. Selon le rapport préparé pour la Réunion
régionale de l'OIT pour les Amériques, en dépit du nombre
élevé, il est possible de réduire le travail forcé de
manière drastique au cours des dix prochaines années,
c'est une question de volonté. Reportage de BIT en ligne
depuis le Brésil. Retour
en haut de la chanson
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Bordeaux,
Nantes, port négriers
Au siècle des Lumières, le trafic
d’esclaves connut en France son apogée. Un Noir équivalait
en théorie à 6 000 livres pesant de sucre brut. Le
problème, c’est que, à valeur égale, le Noir, même entassé
au fond d’une cale, occupe plus de place dans un navire
que le sucre. En effet, par tonneau, un négrier peut
transporter deux Noirs ou deux mille livres de sucre.
Ainsi deux Noirs qui occupaient à l’aller un tonneau sont
échangés contre douze mille livres de sucre occupant six
tonneaux. Même si, dans la pratique, un Noir ne valait que
4 000 livres de sucre, il fallait prévoir plus de navires
pour le commerce de « droiture » le trafic direct entre la
métropole et les îles d’Amérique que pour le commerce «
circuiteux », lequel faisait escale sur les côtes
d’Afrique pour y prendre sa cargaison de nègres,
négrillons, négresses et négrittes.
Nantes a assumé son passé de port négrier, ce n’est pas
le cas de Bordeaux qui a caché sa honte.
D’autres difficiles problèmes de gestion se posaient
aux maîtres de cette « branche supérieure du commerce »,
pour employer l’expression utilisée à l’époque par la
chambre de commerce de Bordeaux afin de désigner le trafic
des esclaves.
La masse des capitaux qu’il fallait rassembler pour
armer un négrier n’était pas à la portée d’une bourse
individuelle. Il fallait se mettre à plusieurs pour une
mise de fonds, une « mise hors » comme on disait dans le
jargon de la profession. Trouver un assureur, puis un
capitaine et des marins qui voudraient bien courir une
aventure longue et périlleuse.
Les vendeurs d’esclaves sur la Côte d’Ivoire ne se
contentaient pas de pacotilles et de verroteries. Leur
goût pour les textiles, l’alcool, les armes, la poudre
était « de plus en plus sûr ». Les cauris, ces petits
coquillages blancs qui leur servaient de monnaie, devaient
provenir des Maldives, via la Hollande.
Les fusils anglais avaient la primeur. Il était hors de
question de satisfaire les traitants africains avec des
pétoires explosant au premier tir. Les armes sorties des
manufactures de Chateaubriand, de Tulle et de
Saint-Etienne n’étaient pas conformes aux normes imposées
par les roitelets de la Côte, l’orgueil de l’industrie
française dût-il en souffrir. En 1749, un armateur essaya
de fourguer des fusils de Saint-Etienne « façon anglais »
mais les Africains préféraient l’original à la copie, et
cela se savait à Bordeaux. Aussi bien, la chambre de
commerce de cette même ville s’opposait à ce que l’Etat
imposât à l’export des fusils de fabrication française.
La gestion des sexes n’était pas non plus laissée au
hasard. Importer trop de négresses ou de négrittes,
c’était favoriser la reproduction des Noirs dans les
colonies, et donc concurrencer la traite. Enfin, comme
rien ne se fait dans le pays de Colbert sans l’aide de l’Etat,
il fallait aussi s’assurer des primes promises : 40 livres
par tonneau de négrier, 200 livres par Nègre introduit à
Saint-Domingue...
Tous ces détails, et bien d’autres encore, tout aussi
instructifs et fascinants, figurent dans le beau livre d’Eric
Saugera. Prenant la suite des travaux des pionniers de
l’économie esclavagiste, tels Jean Tarrade et Serge Daget,
Saugera nous offre un panorama de la question d’autant
plus captivant qu’il brise un tabou.
Oui, Bordeaux fut l’un des principaux ports négriers de
la France du XVIIe au XIXe siècle, il fut même le premier
pendant une courte période, de 1802 à 1804, dépassant
Nantes, le champion français du trafic d’esclaves. Mais,
alors que Nantes a assumé son passé négrier il y a quatre
ans lors d’une exposition sur la traite des Noirs, il y
avait un « blanc », comme dit son auteur, dans
l’historiographie bordelaise.
Excepté quelques mascarons noircis figurant des têtes
de nègres rue Fernand-Philippart et sur les quais, les
façades du XVIIIe siècle ne laissent rien transparaître de
l’activité de leurs occupants d’alors. Qui sait que place
de la Bourse se tenait le marché aux esclaves ? Pourtant,
selon les comptes de l’auteur, Bordeaux fut le port
d’origine de cinq cents expéditions négrières qui
déportèrent entre 130 000 et 150 000 captifs des côtes
occidentales et orientales de l’Afrique vers les îles
françaises de l’Atlantique et de l’océan Indien.
Cette amnésie fait écho à la bonne conscience de
l’époque. Le travail aux colonies était supposé trop dur
pour une main-d’oeuvre libre. Or la prospérité de la
France était étroitement liée à la prospérité des
colonies. En témoigne le traité de Paris qui en 1763 met
fin à la guerre de Sept Ans. La France reculait en Inde,
cédait la Louisiane occidentale à l’Espagne, abandonnait
le Sénégal et le Canada aux Anglais, elle préférait
récupérer les Petites Antilles parce que leur possession
permettait l’approvisionnement du royaume en produits
tropicaux dont la demande ne cessait de croître. Mais la
traite était aussi expliquée par des rationalisations
idéologiques. C’était rendre service aux Noirs que de les
soustraire à la barbarie des tyranneaux.
D’ailleurs étaient-ils vraiment des êtres humains ?
Même Montesquieu, bien connu pour son antiesclavagisme
militant, se laisse aller dans L’Esprit des lois à des
considérations plutôt scabreuses : l’esclavage choquerait
moins la raison dans les pays « où la chaleur énerve le
corps » (XV, 7). Ou encore : « presque tous les peuples du
midi sont en quelque façon dans un état violent, s’ils ne
sont esclaves » (XXI, 7).
A la suite de l’insurrection de Saint-Domingue, la
Convention, en 1794, abolit l’esclavage. Il est rétabli
par Napoléon en 1802, et la traite peut reprendre. Elle
est condamnée par Louis XVIII en 1814. C’est que
l’Angleterre, abolitionniste depuis 1807, impose la loi et
la morale du vainqueur pour des raisons en apparence
humanitaires. En fait, Albion dispose en Inde d’une
main-d’oeuvre abondante facile à exploiter, elle a moins
besoin de la traite que ses concurrents qu’elle affaiblit
par l’interdiction du trafic négrier. Du reste le « coolie
trade » s’y substitue. Mais les négriers français vont
continuer leurs oeuvres dans l’illégalité à Bordeaux, mais
aussi et surtout à Nantes.
C’est l’histoire que nous conte Olivier
Pétré-Grenouilleau. L’histoire d’une économie ratée. Le
négoce du premier port négrier français n’aurait contribué
ni à un décollage économique, ni à un véritable
développement. Nantes serait restée comme fixée à un
Ancien Régime idéalisé jusqu’en 1848 et même jusqu’en
1914, subissant ainsi une sorte de malédiction de l’or
nègre
samedi 21 juillet 2007
http://www.observatoiredesreligions.fr/
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Véronique Akobé, jeune ivoirienne
employée de maison, violée à plusieurs reprises par le
fils de son employeur et son employeur, a été condamnée à
20 ans d’emprisonnement par la Cour d’assises des
Alpes-Maritimes, le 30 janvier 1990, pour l’assassinat et
la tentative d’assassinat perpétrés sur la personne de ses
violeurs. Les crimes de viols n’ont pas été reconnus par
la justice ; ils n’ont d’ailleurs pas fait l’objet d’une
enquête approfondie.
Devant la mobilisation
nationale et internationale en faveur de Sarah Balabagan,
l’AVFT a lancé, avec l’accord de V. Akobé, une campagne
pour obtenir sa grâce sans expulsion
du territoire français.
Commencée le 30 octobre
1995, elle s’est achevée par un succès lorsque le
Président Jacques Chirac a gracié V. Akobé, le 3 juillet
1996.
Véronique Akobé a été
emprisonnée 9 années. Cette campagne n’aurait pu aboutir
sans le soutien des 70 000 personnes et 170 associations,
partis et organes de presse qui ont signé la pétition et
diffusé nos informations et appels.
Retour en haut de la chanson
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En
cherchant, on s'aperçoit que L'UNICEF et l'UNESCO s'intéressent
quand même à l'esclavage moderne.
Rockin Squat le
chanteur d'assassin a écris cette chanson en 2000, ces
organisations devaient moins en parler qu'aujourd'hui, c'est
pourquoi il les montre du doigt.
Les autres associations cités ne sont pas directement
impliqués dedans.
En revanche il ne faut pas oublier L'UNICEF et l'UNESCO sont en rapport
direct avec les nations unies.
Je vous invites a regarder le fonctionnement des nations unis
à travers une courte explication. Et pour finir je vous
invites à lire la liste des états membres de l'ONU et de
comparer un peu la carte de l'esclavage moderne... On se
demande bien qui peut alors être cette cinquantaine d'état...
Mais avant tout je met les liens des associations que le
chanteur cite afin de mieux les connaître:
UNICEF,
UNESCO,
La fondation de
la France,
France Liberté,
amnesty
LES NATIONS UNIS
L’Organisation des Nations unies (ONU ou encore Nations
unies) est une organisation internationale fondée le 26
juin 1945 à San Francisco pour résoudre les problèmes
internationaux. Elle succède à la Société des Nations (SdN).
Elle ne dispose pas de force militaire mais elle peut
demander aux États-membres de fournir des contingents pour
mettre sur pied des forces de maintien de la paix (les
Casques bleus).
Objectifs
En vertu de sa charte, l'ONU s'efforce donc d'être un lieu
où se bâtit un avenir meilleur pour tous, et cela à
travers 5 objectifs :
* Maintenir la paix et la sécurité dans le monde ;
* Développer les relations amicales entre les nations ;
* Réaliser la coopération internationale sur tous les
sujets où elle peut être utile ;
* Être un centre où s'harmonisent les efforts des nations
dans des objectifs communs.
* Surveiller l'intangibilité des frontières
L'ONU n'est pas un gouvernement mondial et ne légifère
pas. Cependant, ses résolutions donnent une légitimité aux
interventions des États et sont de plus en plus appliquées
dans le droit national et international.
Actions
* Les Compétences opérationnelles des Nations unies
* La prévention des conflits
* Le désarmement
* Les droits de l'homme
* La coopération internationale à travers les conférences
internationales.
Toutes ces actions se pérennisent au travers de la
signature de traités entre les nations.
La Charte est l’instrument
constitutif de l’Organisation des Nations Unies. Elle fixe
les droits et les obligations des États Membres et porte
création des organes et des procédures. Convention
internationale, elle codifie les grands principes des
relations internationales, depuis l’égalité souveraine des
Etats jusqu’à l’interdiction d’employer la force dans ces
relations.
Le Préambule de la Charte des Nations
Unies exprime les idéaux et les buts communs de tous les
peuples dont les gouvernements se sont réunis pour former
l’Organisation des Nations Unies. 
Membre (Date d'admission)
Afghanistan (19 novembre 1946)
Afrique du Sud (7 novembre 1945)
Albanie (14 décembre 1955)
Algérie (8 octobre 1962)
Allemagne (18 septembre 1973)
Andorre (28 juillet 1993)
Angola (1er décembre 1976)
Antigua-et-Barbuda (11 novembre 1981)
Arabie saoudite (24 octobre 1945)
Argentine (24 octobre 1945)
Arménie (2 mars 1992)
Australie (1er novembre 1945)
Autriche (14 décembre 1955)
Azerbaïdjan (2 mars 1992)
Bahamas (18 septembre 1973)
Bahreïn (21 septembre 1971)
Bangladesh (17 septembre 1974)
Barbade (9 décembre 1966)
Bélarus (24 octobre 1945)
Belgique (27 décembre 1945)
Belize (25 septembre 1981)
Bénin (20 septembre 1960)
Bhoutan (21 septembre 1971)
Bolivie (14 novembre 1945)
Bosnie-Herzégovine (22 mai 1992)
Botswana (17 octobre 1966)
Brésil (24 octobre 1945)
Brunéi Darussalam (21 septembre 1984)
Bulgarie (14 décembre 1955)
Burkina Faso (20 septembre 1960)
Burundi (18 septembre 1962)
Cambodge (14 décembre 1955)
Cameroun (20 septembre 1960)
Canada (9 novembre 1945)
Cap-Vert (16 septembre 1975)
Chili (24 octobre 1945)
Chine (24 octobre 1945)
Chypre (20 septembre 1960)
Colombie (5 novembre 1945)
Comores (12 novembre 1975)
Congo (20 septembre 1960)
Costa Rica (2 novembre 1945)
Côte d'Ivoire (20 septembre 1960)
Croatie (22 mai 1992)
Cuba (24 octobre 1945)
Danemark (24 octobre 1945)
Djibouti (20 septembre 1977)
Dominique (18 décembre 1978)
Égypte (24 octobre 1945)
El Salvador (24 octobre 1945)
Émirats arabes unis (9 décembre 1971)
Équateur (21 décembre 1945)
Érythrée (28 mai 1993)
Espagne (14 décembre 1955)
Estonie (17 septembre 1991)
États-Unis d'Amérique (24 octobre 1945)
Éthiopie (13 novembre 1945)
Ex-République yougoslave de Macédoine (8 avril 1993)
Fédération de Russie (24 octobre 1945)
Fidji (13 octobre 1970)
Finlande (14 décembre 1955)
France (24 octobre 1945)
Gabon (20 septembre 1960)
Gambie (21 septembre 1965)
Géorgie (31 juillet 1992)
Ghana (8 mars 1957)
Grèce (25 octobre 1945)
Grenade (17 septembre 1974)
Guatemala (21 novembre 1945)
Guinée (12 décembre 1958)
Guinée-Bissau (17 septembre 1974)
Guinée équatoriale (12 novembre 1968)
Guyana (20 septembre 1966)
Haïti (24 octobre 1945)
Honduras (17 décembre 1945)
Hongrie (14 décembre 1955)
Îles Marshall (17 septembre 1991)
Îles Salomon (19 septembre 1978)
Inde (30 octobre 1945)
Indonésie (28 septembre 1950)
Iran (République islamique d') (24 octobre 1945)
Iraq (21 décembre 1945)
Irlande (14 décembre 1955)
Islande (19 novembre 1946)
Israël (11 mai 1949)
Italie (14 décembre 1955)
Jamahiriya arabe libyenne (14 décembre 1955)
Jamaïque (18 septembre 1962)
Japon (18 décembre 1956)
Jordanie (14 décembre 1955)
Kazakhstan (2 mars 1992)
Kenya (16 décembre 1963)
Kirghizistan (2 mars 1992)
Kiribati (République de) (14 septembre 1999)
Koweït (14 mai 1963)
Lesotho (17 octobre 1966)
Lettonie (17 septembre 1991)
Liban (24 octobre 1945)
Libéria (2 novembre 1945)
Liechtenstein (18 septembre 1990)
Lituanie (17 septembre 1991)
Luxembourg (24 octobre 1945)
Madagascar (20 septembre 1960)
Malaisie (17 septembre 1957)
Malawi (1er décembre 1964)
Maldives (21 septembre 1965)
Mali (28 septembre 1960)
Malte (1er décembre 1964)
Maroc (12 novembre 1956)
Maurice (24 avril 1968)
Mauritanie (27 octobre 1961)
Mexique (7 novembre 1945)
Micronésie (Etats fédérés de) (17 septembre 1991)
République de Moldova (2 mars 1992)
Monaco (28 mai 1993)
Mongolie (27 octobre 1961)
Monténégro (République du) (28 juin 2006)
Mozambique (16 septembre 1975)
Myanmar (19 avril 1948)
Namibie (23 avril 1990)
Nauru (14 septembre 1999)
Népal (14 décembre 1955)
Nicaragua (24 octobre 1945)
Niger (20 septembre 1960)
Nigéria (7 octobre 1960)
Norvège (27 novembre 1945)
Nouvelle-Zélande (24 octobre 1945)
Oman (7 octobre 1971)
Ouganda (25 octobre 1962)
Ouzbékistan (2 mars 1992)
Pakistan (30 septembre 1947)
Palaos (15 décembre 1994)
Panama (13 novembre 1945)
Papouasie-Nouvelle-Guinée (10 octobre 1975)
Paraguay (24 octobre 1945)
Pays-Bas (10 décembre 1945)
Pérou (31 octobre 1945)
Philippines (24 octobre 1945)
Pologne (24 octobre 1945)
Portugal (14 décembre 1955)
Qatar (21 septembre 1971)
République arabe syrienne (24 octobre 1945)
République centrafricaine (20 septembre 1960)
République de Corée (17 septembre 1991)
République démocratique du Congo (20 septembre 1960)
République démocratique populaire lao (14 décembre 1955)
République dominicaine (24 octobre 1945)
République populaire démocratique de Corée (17 septembre
1991)
République tchèque (19 janvier 1993)
République-Unie de Tanzanie (14 décembre 1961)
Roumanie (14 décembre 1955)
Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord (24
octobre 1945)
Rwanda (18 septembre 1962)
Sainte-Lucie (18 septembre 1979)
Saint-Kitts-et-Nevis (23 septembre 1983)
Saint-Marin (2 mars 1992)
Saint-Vincent-et-Grenadines (16 septembre 1980)
Samoa (15 décembre 1976)
Sao Tomé-et-Principe (16 septembre 1975)
Sénégal (28 septembre 1960)
Serbie (1er novembre 2000)
Seychelles (21 septembre 1976)
Sierra Leone (27 septembre 1961)
Singapour (21 septembre 1965)
Slovaquie (19 janvier 1993)
Slovénie (22 mai 1992)
Somalie (20 septembre 1960)
Soudan (12 novembre 1956)
Sri Lanka (14 décembre 1955)
Suède (19 novembre 1946)
Suisse (10 Septembre 2002)
Suriname (4 décembre 1975)
Swaziland (24 septembre 1968)
Tadjikistan (2 mars 1992)
Tchad (20 septembre 1960)
Thaïlande (16 décembre 1946)
Timor-Leste (27 septembre 2002)
Togo (20 septembre 1960)
Tonga (14 septembre 1999)
Trinité-et-Tobago (18 septembre 1962)
Tunisie (12 novembre 1956)
Turkménistan (2 mars 1992)
Turquie (24 octobre 1945)
Tuvalu (5 septembre 2000)
Ukraine (24 octobre 1945)
Uruguay (18 décembre 1945)
Vanuatu (15 septembre 1981)
Venezuela (République bolivarienne du) (15 novembre 1945)
Viet Nam (20 septembre 1977)
Yémen (30 septembre 1947)
Zambie (1er décembre 1964)
Zimbabwe (25 août 1980)
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Anti-Slavery (anti esclavage en anglais)
International a été créée en 1839, ce qui en fait
l'organisation internationale de défense des droits de
l'homme la plus ancienne du monde. Au Royaume-Uni, c'est
la seule association qui se consacre exclusivement à la
lutte contre l'esclavage et autres pratiques analogues.
Nous sommes une organisation de membres et intervenons aux
plans local, national et international pour éliminer
l'esclavage dans le monde entier de la façon suivante :
-
en appelant les Etats où l'esclavage
persiste à élaborer des mesures visant à y mettre fin,
et à les appliquer
-
en faisant du lobbying auprès des
Etats et des organisations intergouvernementales pour
qu'ils considèrent l'esclavage comme une question
prioritaire
-
en soutenant les efforts de recherche
visant à quantifier le phénomène pour pouvoir décider
des mesures nécessaires à son élimination
-
en oeuvrant avec des associations
locales pour informer le grand public sur l'esclavage
-
en faisant un travail pédagogique
auprès du grand public sur les réalités de l'esclavage,
et en faisant campagne pour son élimination
"Le travail d'Anti-Slavery
International a vraiment fait changer les choses. Au cours
du siècle dernier, nous avons participé à de nombreuses
campagnes qui ont eu des résultats concrets, par exemple
pour mettre fin à la maltraitance dont étaient victimes
les travailleurs dans les plantations d'hévéas au Congo
belge et les enfants esclaves - « Mui Tsai » - à Hong
Kong. L'un des succès remporté récemment par Anti-Slavery
International souligne l'importance de travailler en
partenariat avec des associations locales. En voici le
bref récit :
Aux termes de longues années de
pression exercée par Anti-Slavery International et par des
associations locales, comme Backward Society Education ou
Informal Sector Service Centre, le gouvernement népalais a
fini par adopter, en février 2002, une loi déclarant
illégale la servitude pour dettes, ou « kamaiya ». Cette
décision a ainsi rendu illégale l'une des formes
d'esclavage les plus répandues, qui touchait des dizaines
de milliers de personnes dans le pays entier. En 2000, à
l'issue d'une campagne de sept années, Anti-Slavery
International avait envoyé au Népal une délégation de haut
niveau, qui avait insisté sur la nécessité d'une telle
loi. Quelques mois plus tard, le gouvernement népalais
avait déclaré illégale la servitude pour dettes, mais sans
prendre de dispositions législatives ou sans prévoir de
mécanismes d'aide, comme la redistribution des terres. En
conséquence, des milliers de familles ont été arrachées
aux terres sur lesquelles elles vivaient et contraintes à
vivre au bord des routes, dans des forêts ou dans des
campements de fortune. Elles y faisaient l'objet de
mauvais traitements de la part des représentants des
autorités et souffraient fréquemment de faim et de
maladies.
A la suite de la pression exercée
sans relâche par Anti-Slavery International et nos
partenaires, le gouvernement népalais a finalement adopté
une loi qui ne se contente pas de déclarer illégale la
servitude pour dettes, mais stipule également que le
gouvernement est responsable du logement, de l'emploi et
des activités génératrices de revenus des personnes ainsi
libérées. La loi prévoit également des sanctions à
l'encontre de toute personne ayant recours au « kamaiya »
et employant des travailleurs serviles."
Dans le monde de la musique rap, on utilise le terme "big
up" ou "respect" pour rendre hommage à une personne
C'est en effet pourquoi le chanteur
rend hommage, cette association est l'une sinon la plus
impliqué dans ce problème. Il ne faut pas oublier que ceci
est leur champs d'action principal, je ne sais pas si il
faut comparer avec d'autre organisation, en revanche il
faut souligner qu'il sont les seuls à le faire.
Je vous invites à aller voir leur site vraiment complet et
voir toutes leur action
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Les B-boys et B-girls
sont les fan de rap et de hip hop. Le rap est souvent
revendicateur...
 
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Harry
Wu (de son nom chinois Wu Hongda), né le 8 février
1937 à Shanghai, a été envoyé le 27 avril 1960 dans un
camp du laogai comme prisonnier, pour avoir critiqué
l’invasion de la Hongrie par l’Union soviétique. Les
membres de sa famille et ses amis ont été contraints à le
dénoncer comme « contre-révolutionnaire ». Sa mère a
refusé et s’est suicidée. Il est libéré en 1979 après
dix-neuf ans de camps, six ans plus tard il émigre aux
États-Unis et devient citoyen américain. Cependant les
camps le hantent, en 1991 il décide alors d'y retourner
afin de filmer clandestinement la réalité des camps de
travaux forcés du régime communiste chinois.
Harry Wu prend à nouveau le risque de
retourner en Chine en 1995, mais cette fois-ci il est
arrêté à la frontière chinoise, gardé dans les geôles
chinoises pendant soixante-six jours, condamné à quinze
ans de camp, mais il est expulsé grâce aux pressions
américaines. Harry Wu reste aujourd'hui un des seuls
témoins de ces goulags chinois et veut que les laogai
soient reconnus par la communauté internationale et
classés au même titre que les goulags communistes ou les
camps de concentration et camps d'extermination nazis pour
leur extrême barbarie envers l'être humain. Harry Wu est
le directeur de la Laogai Research Foundation.
Harry Wu a reçu le "Prix Liberté" de la
"Fédération Hongroise Activistes pour la Liberté" en 1991.
En 1994, il a reçu le "Prix Martin Ennals pour les Droits
Humains" de la "Fondation Suisse Martin Ennals". En 1996,
il reçu la "Medaille de la Liberté" de la "Fondation
Allemande pour la Résistance de la Seconde Guerre
Mondiale". Il a aussi été fait docteur honoris causa de
l'Université de St. Louis et de l'Université Américaine de
Paris en 1996.
Un laogai ( qui signifie «
travail et réforme », « réforme par le travail », soit la
« rééducation par le travail ») est un camp de rééducation
par le travail en République populaire de Chine. C'est
l'équivalent de ce qui était appelé « goulag » en URSS.
Sous Mao Zedong, le laogai était un
réseau de camps de concentration et de travaux forcés pour
les ennemis du Parti communiste chinois selon les « neuf
catégories de nuisibles » (propriétaires fonciers, paysans
riches, contre-révolutionnaires, mauvais éléments,
droitistes ou droitiers, militaires et agents du
Guomindang, agents ennemis capitalistes et les
intellectuels pendant la Révolution culturelle).
Aujourd'hui encore, plusieurs de ces centres de détention
existent. On y trouve les opposants politiques,
dissidents, et étudiants présents lors des manifestations
du 27 avril et 4 juin sur la place Tian'anmen en 1989. On
trouve donc également dans ses camps, des activistes qui
reconnaissent le pape, des activistes tibétains et un
nombre important de pratiquants du Falun Gong.
Types de camps, production, produits
La Laogai Research Foundation dénombre 4 000 camps de
travail, centres de détention et prisons ayant le
caractère de camps laogai. Ce nombre est obtenu en prenant
en compte des centres de détention prenant l'apparence
d'usines, de fermes et de mines. Pékin a reconnu
officiellement que les marchandises produites dans ces
camps rapportaient en moyenne 200 millions d'euros par an.
À partir de 1983, alors que Deng
Xiaoping fait de chaque laogai une entité économique
autonome, le directeur de camp est devenu chef
d'entreprise.
Les produits du laogai sont divers et
variés allant du thé noir à l'amiante, en passant par les
pièces automobiles, produits chimiques( engrais, poudre
noire), ciment, jouets, agriculture (coton, riz, etc.),
mais aussi l'exploitation minière. Les prisonniers
produisent pour l'exportation environ 150 articles
différents. Et "si la qualité n'est pas satisfaisante, le
prisonnier est battu". (Libération du 28/01/97)
Made in laogai
« Le soutien financier des firmes occidentales,
l'encouragement des gouvernements aux échanges
commerciaux, la Banque mondiale qui continue de financer
de grands travaux au Xinjiang en sachant très bien qu'elle
finance aussi des camps de travail renforcent un système
pénitentiaire lié au commerce extérieur chinois. » (La
Vie, 30 janvier 1997)
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Dominique
TORRÈS. Grand reporter à la télévision (France 2)
depuis vingt ans, elle s’est fait un nom en se
spécialisant dans les sujets difficiles, les enquêtes
dangereuses : les dissidents politiques en Turquie,
l’exploitation des femmes en Égypte, l’extrême-droite
américaine, la guerre en Éthiopie, les prisons « spéciales
» marocaines, la répression en Chine, l’intégrisme
algérien, les communautés juives oubliées de la Sibérie
orientale, les enfants abandonnés du Vietnam (Grand prix
du Documentaire 1992). Ce genre de reportage exige de
solides qualités : opiniâtreté, goût du risque, sens de
l’écoute, bon sens, rigueur. Autant de traits qui ont fait
respecter le travail de Dominique Torrès dans de nombreux
pays du monde. Elle-même n’a pas hésité à payer de sa
personne, à tourner clandestinement quand il le fallait, à
jouer un peu partout à cache-cache avec les censeurs, les
policiers, les tortionnaires. Car son regard a beau se
vouloir objectif, les faits dont elle a été témoin lui ont
bien des fois commandé de s’engager. En 1986, au cours
d’un voyage au Maroc, elle découvre incidemment une
réalité dont personne ne parle : l’eclavage. Bouleversée
par ce qu’elle voit, elle se lance dans une enquête
solitaire qui la conduit au Koweit, puis en Mauritanie –
puis en Europe même, où les grands réseaux de trafiquants
ont leurs antennes. Elle évoque en partie ce sujet tabou
dans un film sur le travail des enfants, Vies d’esclaves
(1994), appelé à un grand retentissement : interviewé par
Jean-Marie Cavada dans le cadre de « La Marche du siècle
», son témoignage passionne des millions de
téléspectateurs (l’émission enregistre ce soir-là le plus
fort taux d’écoute de son histoire). Mais ce qu’elle a mis
au jour dans la solitude, et qui concerne l’esclavage au
sens strict du mot, elle veut en faire d’abord un livre,
non un film : « Pour que ça reste. »
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Beaucoup d'entre
nous pensais que l'esclavage était bel et bien révolu. Nous
voyons que ce n'est pas le cas. Nous avons juste modifié le
terme par esclavage moderne. Changé les chaînes par une
pression. Je pense ne pas avoir
à mettre une définition d'esclavage
moderne dans l'article. En effet la chanson illustrée parle
d'elle-même.
Beaucoup des pays concernés par l'esclavage moderne, sont
des destinations de rêves.
Il faut alors prendre conscience que
souvent lors de nos voyages nous passons souvent à coté de
choses, souvent de belles choses et souvent de moins
belles...
On observe, on voit mais on ne regardes pas forcement ces
nouveaux esclaves.
D'ailleurs pas besoin de prendre l'avion pour s'en rendre
compte, on voit bien
que le problème ne concerne pas seulement nos voisins... en
effet en France certains cas existent. Mais c'est rare qu'une histoire
d'esclavage moderne fasse la une des journaux, on préférera
parler du dernier gagnant de la starac...
Mais qui doit intervenir? Dans une logique, les Nations
Unis.
Or les pays qui devraient être montrer du doigt sont eux même
membres des nations unis. C'est ainsi que nous voyons que
beaucoup d'hypocrisie existe dans les hautes sphères. Une
pression existe et nous le savons tous, les guerres
actuelles ne sont-elles pas des guerres de profits? et qui
peut niais l'existence de lobbys?
Ainsi nous pouvons remercier l'association Anti Slavery de
mener le combat.
tous ceux et celles qui se battent contre toute les formes
d'esclavage.
tous ceux qui réfléchissent avant
d'acheter une paire de chaussure.
tous les employeurs qui respectent leur salarié en tant
qu'être humain .
Rockin'Squat d'assassin pour cette chanson et pour son
parcours.
tous ceux et celles qui ont eu le courage de
lire tous l'article.
Julio
www.fleurdevasion.com
Bibliographie
- Georgina Vaz Cabral, la Traite des êtres humains,
réalités de l'esclavage contemporain, Editions La
Découverte, 2006.
- Dominique Torres, Esclaves, 200 millions d'esclaves
aujourd'hui, Éditions Phebus, 1998.
- Henriette Akofa, Une esclave moderne, Éditions
Michel Lafon, 2000.
- Moustapha Kadi Oumani, Un tabou brisé, l'esclavage en
Afrique, le cas du Niger, L'Harmattan, 2005.
- Bureau International du Travail, Une alliance globale
contre le travail forcé, BIT, 2005.
- Yun Gao, Migrants chinois et travail forcé en Europe,
BIT, 2004.
- Yun Gao & Véronique Poisson, Le trafic et
l'exploitation des immigrants chinois en France, BIT,
2005.
- Harry Wu, Vents amers
à compléter envoyez moi des références à
julio@fleurdevasion.com ... |
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